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SURMONTER UN ECHEC : rendre utile chaque expériences.

L'échec fait peur et cette peur peut être parfois la raison pour laquelle on n'ose pas tenter.

Or l'échec est tout aussi important que la réussite. Les réussites nourrissent notre confiance en soi. Il est un événement sur lequel nous pouvons nous appuyer.

L'échec a lui une valeur tout aussi importante, du moment où l'on sait en apprendre quelque chose.

Tout le monde a des échecs dans son palmarès : vous en avez, votre champion préféré en a, votre voisin, votre chef, de grands noms... Nous avons tous pour point commun d'avoir eu des échecs. La force est de savoir en tirer une expérience, pour nous permettre de le rendre utile. Et finalement, c'est là que se fait la différence entre les bons et les meilleurs, c'est avoir la capacité de savoir utiliser toutes les situations pour s'améliorer.

L'échec est une leçon, qui nous permet d'apprendre.

 

Une fois la déception passée, une fois l’Ego soigné, il est important de savoir l'utiliser.

 

Alors comment faire face à un échec :

 

  • L'échec se doit d'être vécu. Il va créer en nous des émotions, des pensées négatives, un sentiment d'injustice, une baisse d'estime de soi voir une baisse de confiance en soi.

    Il est normal face à cet échec d'avoir des émotions négatives : colère, agacement, injustice ..., Tout doit être vécu pour que cela soit une expérience dont on se rappelle. Le tout est que cela ne dure pas.

    Notre corps a besoin de faire évacuer l'émotion crée par cet échec. Le tout est de vivre cette émotion le plus sainement possible, en n'amplifiant pas notre émotion première due à notre déception, par des paroles, des actes qui feraient en plus naître en nous de la culpabilité ou une mauvaise image à subir en plus. Ex : après un entretien individuel qui s'est mal passé, se mettre à hurler sur un collègue, ou crier sur un client, ou après un match raté mal parler à l'arbitre et l'accuser de mauvais jugement … . Bref, des actes que l'on va parfois plus regretter que l'échec en lui-même.

  • Il ne doit pas être minimisé ou maximisé. Il doit être mesuré à sa vrai valeur. Repositionner dans la réalité une fois l'émotion passée, il faut se laisser le temps de digérer.

    Était-ce vraiment important ? Si oui, pourquoi ? En quoi est-ce un problème aujourd'hui pour ce qui est mon objectif ? Comment puis-je agir maintenant avec cet échec ?

    Retrouver de la lucidité dans le repositionnement de cet échec dans notre vie, et ensuite dans le projet auquel il appartient. Cela aide, à ne pas lui donner plus d'ampleur qu'il en a, afin de ne pas douter de nous-même.

  • Débriefer avec lucidité sur ce qui s'est passé : comme nous avons travaillé sur la lucidité dans le repositionnement de cet échec dans notre vie, nous allons travailler avec lucidité sur notre jugement dans l’événement en lui-même !

  • Se noter dans l’événement : Ok j'ai échoué mais maintenant quelle note je mets dans la réalisation (comportement, émotion, technique, physique, mental …) de l’événement. Ce n'est pas parce que ça c'est fini par un échec que tout a été mauvais. REALISME !

  • Quels ont été les points positifs ? Où ai-je été bon ?

  • Quels sont les points négatifs ? Où n'ai-je pas été bon ?

  • Quels ont été les faits marquants, le tournant de l’événement ? En quoi cela a changé la situation ? Où est ce que l’événement a finalement pris la mauvaise tournure.

  • Quelles sont les choses à conserver et quels sont les axes de progression ?

  • Transformer le positif en une force, transformer le négatif en des axes de progression c'est à dire : ce que je dois travailler pour la prochaine fois.

En réalisant ce débriefe, vous êtes entrain de transformer votre échec en une expérience de la vie. En un outil pour vous permettre de faire mieux la fois prochaine.

 

L'échec n'est pas extraordinaire, il fait parti du quotidien tout comme la réussite,

Que cela soit l'échec ou la réussite, il ne tient qu'à nous de savoir les utiliser pour nous rendre plus fort.

 

Delphine Poretto

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