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LA PEUR : Vivre avec ses peurs

 

 

Est-ce normal d'avoir peur ?

 

Tout le monde a peur.

La peur fait partie des 4 émotions naturelles au même titre que la colère, la tristesse, la joie. Émotions primaires veut dire que nous naissons avec : tout le monde ressent de la peur, tout le monde peut être en colère, tout le monde connaît la joie et tout le monde sait ce qu'est la tristesse.

Comme toutes émotions, il est utile qu'elle existe.

La peur est là pour nous faire part d'un danger et de la nécessite de prudence. Elle sert dans la vie de tous les jours pour nous alerter des risques qui nous entourent.

Il est normal d'avoir peur dans la vie. Il est anormal de ne pas agir par peur. La peur n'est pas là pour nous empêcher d'agir mais bien là pour nous signifier d'être attentif, prudent par rapport à une situation.

Prenons l'exemple d'un pont à traverser, et de la peur du vide. La peur est là pour dire d'être prudent car il y a un risque de tomber par manque d'attention. Mais elle n'est pas là pour nous dire ne traverse pas ce pont.

La peur est rationnelle à partir du moment qu'elle nous empêche pas d'agir, elle devient irrationnelle lorsqu'elle nous empêche d'agir.

 

Tout comme les autres émotions, nous vivons une époque où il est fait la chasse aux émotions. Hors les émotions sont là pour nous communiquer ce que nous ressentons. Elles ne sont pas là pour nous embêter mais bien là pour nous expliquer comment nous vivons une situation afin que nous adaptions nos actions en fonction de ce vécu.

 

Vivre avec la peur.

 

Accepter d'avoir peur.

L'inconnue, le changement, l'inattendue, le moment non contrôlé (subi): engendre de la peur. Leur point commun : ne pas savoir. La peur fait partie de notre vie et la démystifier est un bon moyen d'apprendre à vivre avec elle. Considérer qu'il est normal d'avoir peur dans nos vies, autorise la peur et donc diminue nos pensées, notre jugement sur nos peurs. Cela nous rend tolérant. A partir du moment que l'on pense moins à sa peur, elle prend moins de place et finalement elle perturbe de moins en moins le quotidien jusqu'à occuper son simple rôle d'alerte.

 

La peur du futur

Lorsque nous avons peur c'est que nous sommes entrain de penser à une situation future. La peur n'est pas une émotion du présent. Elle se construit avec la crainte de « qu'est ce qui va se passer ? »

Car dans le présent, nous avons pas le temps d'avoir peur du maintenant puisque nous mobilisons nos pensées à agir et non à « qu'est ce qui va se passer ? »

Si par exemple, nous conduisons et il y a un freinage urgent à faire. Notre cerveau enclenche d'abord la réaction de freiner avant d'avoir la réflexion « et si je m'arrête pas à temps ?! »

Prendre conscience que c'est une émotion qui naît de notre peur du futur, aide à agir. Car lorsque nous sentons la peur monter en nous, la première des choses et de se repositionner dans le présent. Stopper le flot de nos pensées qui nous amène dans le « et si il se passe ça »

 

La peur pour l'autre comme preuve d'amour

Effectivement, enfant nous avons pu entendre ne fait pas ça tu vas te faire mal, ne monte pas là tu risques tomber. La peur que l'enfant se fasse mal, nous est transmise par l'adulte protecteur qui utilise son expérience pour éviter à l'enfant de se faire mal. Alors que la peur comme je l'ai dit plus haut n'est pas là pour empêcher d'agir mais bien là pour nous demander d'être attentif, prudent face à la situation estimée dangereuse. L'instinct de protection devrait nous amener à plutôt accompagner l'enfant dans le danger et non l'empêcher de l'affronter. Se qui permettrait à l'enfant d'apprendre à faire avec l'émotion « peur » et non à ne plus faire parce qu'il y a la peur. L'idée est la même à l'âge adulte.

 

La peur de ne pas contrôler

Il est rassurant de savoir que nous pouvons agir car cela nous permet d'avoir confiance dans la situation future. Cependant, il existe plusieurs situations où nous ne contrôlons pas ce qui se passe et cela peut créer des peurs. Exemple : peur de prendre l'avion ; peur d'être passager en voiture.

Dans ce cadre, nous plongeons pleinement dans le problème du lâcher prise : accepter qu'il y ait des situations sur lesquelles nous ne pouvons pas agir et quoi qu'il se passe quoi que nous fassions nous pourrons rien changer à la situation.

Accepter ces moments permet de rendre plus facile notre quotidien. Car lutter, se débattre restera une perte de temps, une perte d'énergie pour un résultat stérile.

 

Se faire accompagner pour apprendre à vivre avec ses peurs et un moyen pour avancer dans une vie où la peur ne vous fera plus peur.